Campobasso (IT), 1985

naît par une nuit de février dans l’hôpital d’une petite province de la région Molise. 

Sa mère est bibliothécaire et fait une fixation sur le dévouement scolaire, si fort que, dès son plus jeune âge, Valeria doit exécuter tous ses devoirs avant de jouer. 

À l’adolescence, le catholicisme ancré dans les mœurs culturelles du sud mêlé à une soif épaisse de rébellion lui fait vivre des années turbulentes que seuls la lecture de romans d’Agatha Christie et le volley-ball semblent pouvoir apaiser.

Après avoir obtenu un Bachelier en Cultures et Droits Humains à la faculté de Science Politique de Bologne, elle décide de changer de registre en s’inscrivant au cours de Peinture de l’Académie des Beaux-Arts de la même ville. 

Attirée initialement par les agencements formels du design textile et de l’installation visuelle, elle développe rapidement un intérêt pour les imageries religieuses et pour celles du folklore de l’Italie du Sud, ainsi que leur trajectoire dans l’histoire de l’art.

Loyale à ces attaches, elle atterrie dans l’atelier de gravure de Cataldo Serafini et à travers la découverte de ce médium sa curiosité pour l’image imprimée grandit. Deux ans plus tard, elle s’installe à Bruxelles pour un échange erasmus auprès de l’erg où elle s’entête à décrypter l’héritage imaginatif de Ursula K. Le Guin. 

En 2016, désormais soumise au charme belge et aux crépuscules des mois estivales, elle se diplôme à l'erg d'un Master en Récit et Expérimentation et reste à Bruxelles à échéance indefinita.

S’ensuivent neuf années de lithographie et de gravure à la R.Ho.K Académie d'Etterbeek et un diplôme d’agrégation qui lui permet de travailler tête-à-tête avec son publique de prédilection : les moins de vingt ans. 

Valeria a une pratique qui traverse divers territoires dont le fil rouge est la narration (selon la nomenclature erg-onaute) "spéculative". Par le biais de l'intersection, elle fait dialoguer l’impact universel des macro-histoires avec une perception intime et personnelle des récits ancrés dans son lieu d’appartenance. Telle approche lui permet de mettre en lumière des contradictions structurelles entre l’expérience du quotidien et la pratique artistique, tout en ouvrant la voie à une discipline qui se détache des cadres conventionnels de la relation texte-image

Sa pratique traverse les champs de l’écriture, du dessin et de l’image imprimée.

De multiples nouvelles manières d’aborder un problème récurrent, ou d’envisager différemment la vie de tous les jours.

Campobasso (IT), 1985

Born on a February night in the hospital of a small province in the Molise region.

Her mother is a librarian and is so fixated on schoolwork that from an early age Valeria is obliged to do all her homework before she can play.

In her teens, Catholicism rooted in the cultural customs of the south combined with a heavy dose of rebellion leads her through turbulent years that only reading Agatha Christie's detective novels and volleyball seem to soothe.

After obtaining a Bachelor's degree in Cultures and Human Rights at the Faculty of Political Science in Bologna, she decides to change tack by enrolling in the Painting course at the Academy of Fine Arts in the same city.

Attracted by the formal arrangements of textile design and installation, she quickly develops an interest in religious imagery and in the folklore of Southern Italy, as well as their trajectory in the history of art.

Loyal to these roots, she lands in the etching studio of Cataldo Serafini, professor of Graphic Arts, and, through the discovery of this medium, her curiosity for printed images grows. 

Two years later, she moves to Brussels for an Erasmus exchange at the ERG and realizes she must take a closer interest in the legacy of Ursula K. Leguin.

Fascinated by the Belgian charm and the incredible skies of the summer months, she stays in Brussels indefinitely and, in 2016, obtains a Master’s degree in Narrative and Experimentation (ERG).

This is followed by nine years of lithography and etching at the R.Ho.K Académie in Etterbeek and a teaching qualification that allows her to work one-on-one with her preferred audience: young people.

Valeria’s practice is one of speculative storytelling, which is situated in context and acts according to it, provoking debates and ripples. Narrative hybridization allows her to bring together the impact of macro-stories from current events with a more intimate and personal vision of what, for her, have been and still are the narratives coming from her place of belonging. This kind of approach brings inherent contradictions of the complexity of existence and artistic creation, and admits to cultivate a certain form of discipline, escaping preconceived patterns of text-image composition.

Her practice crosses the fields of writing, drawing, and printed image.

Multiple new ways to approach a recurring problem, or to view everyday life differently.